[citation] shou badou badou badoulia dou badou

Mon amie Albertine a retrouvé le temps de faire sur son blogue une
chronique du concert [lien] auquel je l'avais imprudemment invitée, comme quelques autres victimes obligées d'être consentantes (mari, soeur, meilleure copine)… Extraits :

Mardi soir [j'étais] dans la magie du Swan Bar à Port
Royal pour [un] concert, dont les chanteurs étaient amateurs mais
brillants et les musiciens professionnels mais irréprochables. Comme
c’est la saison du gin fizz dans mes calendes alcooliques, je l’ai
sifflé en compagnie charmante d’une choriste professionnelle super
sympa, qui bosse pour Johnny et Christophe Mahé […]  Le hasard a du
bon et les gens de musique, je préfère très souvent leur compagnie aux
gens de livres : ils parlent simplement, et ils ont en eux la fougue
qui manquent aux rats de bibliothèque. […]

L’explication de la beauté et de la bonté des gens de musique par les gens de livres passera ces jours-ci par ma lecture de Nuage
de Marc-Edouard Nabe (ed. dilettante), cadeau de Tilly et hommage au
grand Django. Texte simple et propre, qui nettoie le métro du matin
(remarquez cela s’il vous plait : les “gens du métro” sont très laids
le matin je ne sais pas pourquoi, c’est sans doute le contraste avec la
beauté des nuits et par conséquent, il faut un bon livre pour
contre-balancer). 


My Heart Stood Still

Retrouvez sur ce blog mes billets plus anciens (depuis 2005) autour l'oeuvre et de l'actu de Marc-Edouard Nabe :
dans la catégorie nabe / voir aussi le site des lecteurs de Marc-Edouard Nabe

2 thoughts on “[citation] shou badou badou badoulia dou badou

  • tilly
    5 juin 2009 at 11h15

    Dans la chronique d’Albertine-Solange j’ai été spécialement touchée par son appréciation de la chaleur et de la simplicité des musiciens professionnels et amateurs qu’elle a rencontres ce soir-la.
    J’ai une explication qui vaut ce qu’elle vaut, et également pour les gens de théâtre.
    Le public. Les gens de musique, comme elle dit, ont un contact physique avec les spectateurs que n’ont pas les gens de lettres (ou très occasionnellement, lors de signatures ou de lectures publiques).
    Les gens de musique professionnels et les acteurs savent, ou ont appris a, respecter le public, a jouer avec lui, avec sa diversité, sa versatilité. Cela fait partie de leur métier, de leurs talents.
    Les écrivains, non. Il y a des exceptions bien sur, ce sont les écrivains qui sont aussi acteurs (je reparlerai un jour de René de Obaldia !)
    Lors du concert de Johnny au SdF, le moment que j’ai trouvé le plus bouleversant, c’est quand il établit cette relation avec nous, tout au début du spectacle.
    Il est seul sur la scène, planté, offert, ouvert. Comme un Y renversé.
    Il reste immobile pendant de longues minutes. Aucun son, aucun bruit ne provient du plateau. Il y a seulement la clameur de quatre vingt mille personnes qui saluent l’artiste. Et l’artiste qui se nourrit de cet accueil sonore, vivant, énorme, qui l’emmagasine comme une source d’énergie dont il se servira ensuite jusqu’au bout du concert.

  • laurent
    6 juin 2009 at 15h00

    je radote = je regrette de ne pas avoir été là, mais j’ai eu droit, en exclusivité à un “morceau de toi” / amicalement / Laurent

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