au fond des képis
En montant dans le tram, ils ont ôté leur képi.
Ce sont des Pompiers de Paris. C'est inscrit en grandes lettres au dos de la vareuse
imperméable qu'ils ont enfilée par dessus la tenue d'apparat. Celui qui est très jeune a des galons rouges sur son képi. Son supérieur, des galons dorés. Et maintenant qu'ils les font tourner dans leurs mains, je vois le fond des képis. En guise de doublure, la frimousse souriante d'un jeune enfant en photo agrandie et découpée, pour l'un. Ce que je prends pour la photo en pied d'un top-model, pour l'autre, le plus jeune. Sur le coup, je suis émue, amusée. En y repensant, je me demande si ce n'est pas tout simplement, un moyen de reconnaître le sien au milieu des autres képis (à grade équivalent), à la caserne…
Mouvement de dénonciation de la délation et pour la délation de la dénonciation
Chapeau, Mâame Tilly!
pour cet instantané ethnologique joliment croqué dans les transports en commun .
mamzelle
Hé Tilly , ne vas pas croire à une infiltration d’un quelconque mouvement clandestin, c’est juste que j’ai oublié de changer mon identité dans le comm ci dessus…
tilly
merci mamz’elle cafteuse, ça fait grimper mon compteur a commentaires 😉
leblase
tilly,
non non ta première interprétation était la bonne: c’est un vieux truc militaire de mettre des choses très perso dans son shako, son képi, son béret, son casque..
J’en ai même vu au Maroc qui mettaient une miche de pain pendant le Ramadan: dès le chant de fin de jeûne, ils enlevaient leur casquette et crunch, miam!
Et j’éspère que je vais pas être dénoncé pour l’avoir écrit:-/
tilly
allons allons, cher Professeur leblase, croyez-vous vraiment qu’une loi puisse inciter a la délation d’un passeur d’idées ?
ah bon ? ça c’est deja fait ?
dans quel monde vivons-nous !