[nigedouille] No photos
La semaine dernière j’étais en Provence (la Haute, celle
des Basses Alpes) pour les Correspondances de Manosque.
Avant de partir j’avais fait dans ma tête un plan blogue ambitieux avec un
billet par jour, des photos, du live, du podcast, du reportage web 2.0… Au
moins, tenir mon rang de petite da-dame digitale…
Cherchez pas, y a pas eu, y aura pas. J’ai raté mes
photos (sauf deux ou trois qui n’ont aucun rapport avec le festival). J’ai
rien enregistré, mais j’ai rencontré des gens. J’ai grignoté des olives et dévoré
des tartines de chèvre sur du pain bio. J’ai bu du Ventoux, du Bandol, du
Pierrevert, avec les amis.
Et pourtant bizarrement (comme un thème récurrent, peut-être
un reproche inconscient qui-sait ?) les photograhies sont au cœur des lectures auxquelles j'ai assisté à Manosque pendant le festival, et d’autres qui m’ont accompagnée pendant les deux voyages
en TGV.
[illustration hors-sujet : Reillane, village des Alpes de Haute Provence]
Annie Ernaux : La place (1984), Les années (2008)
Dans ses romans, Annie Ernaux utilise des photos comme supports de la mémoire, elle les décrit pour faire revenir le souvenir des événements qui se déroulaient au moment ou la photo était prise. Aucune n'est publiée.
Martine Sonnet : Atelier 62 (2008)
Une unique photo commentée qui installe le portrait physique du père, force de la nature embauché en 1951 aux Forges des Usines Renault a Boulogne Billancourt. Contrairement aux photos d'Annie Ernaux qu'on ne voit pas dans ses ouvrages, la photo du père de Martine Sonnet est en couverture d'Atelier 62.
Marc Edouard Nabe : L’âme de Billie Holiday (2007)
Des photos (portaits) ou des pochettes de disques, qu'on ne voit pas mais que Nabe décrit en quelques lignes, une pour chaque chapitre ou presque. On y suit l'évolution, les changements, le vieillissement, la déchéance physique de la belle métisse. Une seule photo est imprimée, une photo de groupe avec Billie au centre, ou figure Marcel Zanini lorsqu'il vivait et jouait a New York a l'époque de la naissance de Mard-Edouard Nabe, son fils.
Alors c’est décidé, je vais écrire ces prochains jours, à
mon rythme, une courte série de petits billets ou je décrirai une à une mes non-photos
du festival des Correspondances de Manosque 2008.
mitra
Et moi, je connais déjà ton prochain billet :
“Café de La Poste, samedi 27 septembre, vers 16 heures 45.Gamblin à la terrasse, tournant discrètement le dos aux autres consommateurs.”
hihihi
tilly
@mitra: c’est malin… je voulais une ligne entre les deux billets alors il fallait bien que je décale la publi au mardi 😉
Vincent
Oh, les verres de vin et les tartines de fromage sont bien plus importants que les photos lors d’un festival… 🙂 Je me souviens du Banquet du Livre à Lagrasse, découvert par hasard un été et je rêve encore parfois aux godets bus et aux sandwiches engloutis au bistrot improvisé dans les jardins de l’Abbaye.
tilly
Vincent,
A te lire je me sens venir une vocation nouvelle : festivalière ! En attendant ta prochaine série : verres de terre ?
(que ceux qui pigent pas fassent un tour chez Vincent)