[danah a dit] Réseaux sociaux numériques : vie privée, vie publique, what else?

Les murs ont des oreilles, dit-on, mais l’embêtant c’est que sur Internet, des murs il n’y en a pas…

Je vous propose la traduction en franchouille d’un second article de danah boyd, plus long et difficile à traduire que le premier…

danah a écrit (extrait) :

Sur Internet il n’y a pas ou peu de cloisons. Les conversations s’amplifient et les contextes disparaissent. Il est peu probable que des solutions techniques viennent changer cette situation parce que chaque fois qu’un mur digital a été érigé, une nouvelle technologie est apparue qui l’a fait tomber.

Le lien ci-après donne accès à la traduction en français de la totalité de l’article de danah : fichier pdf (105,4K).

caveats :

  • danah est une universitaire américaine
  • dans cet article comme dans le précédent que j’ai traduit, danah s’adresse aux enseignants et parents américains
  • leblase m’a dit [à peu près] : "dannah boyd démontre une grande intelligence et une réelle ouverture
    d’esprit, [mais] je trouve quelques lacunes de base à son
    approche, dont deux bien grosses: l’Histoire et les restes du Monde.

épisode précédent : Accéder à l’information dans un monde interconnecté
premier épisode  : Introducing danah boyd

 

Previous Article

7 thoughts on “[danah a dit] Réseaux sociaux numériques : vie privée, vie publique, what else?

  • leblase
    16 février 2008 at 12h27

    Bravo pour cette traduction, M’dame Tilly.
    Du beau (et difficile) travail: j’admire.
    J’admire aussi le dévouement et la générosité que cette entreprise dévoile.
    Tu as trouvé de très bonnes formules pour rendre en Français le plus dur, qui relève de la dynamique d’une sémiologie en mouvement.
    le terme “loger” me semble cependant réservé à ceux qui connaissent le globish: c’est vrai que celà relève de plusieurs termes à la fois: identifier, inscrire, décrire, situer.
    Il me semble que dorénavant, si tu as l’intention de continuer à traduire, il faudrait que tu installes un bloc à part (en fait je songe à en installer sur le shplouc qui renverrait à tes travaux sur le sujet, mais je ne sais pas encore comment).
    Sur le texte lui-même, dont je me souviens avoir lu des passages et équivalences ailleurs, il y a beaucoup à dire, s’pas?
    Mais comme je ne vais pas envahir ton espace, je relève juste deux trucs (à charge pour moi et si tu en es d’accord, de revenir sur le sujet): sa proposition de “scanner” les sites d’ados par des jeunes plus mûrs, sortes de “grands frères” pour déceler les trouvles et les comportements à risque est extrêmement tendancieuse.
    Il s’agît d’une bonne intention mais une fois identifiée par les ados, elle sera à juste raison ressentie comme du fliquage:; c’est profondément liberticide et totalement antinomique avec le reste de sa thèse sur l’espace privé/public: pour reprendre sa parallèle avec les cafés, que se passerait-il si un “grand frère” se postait systématiquement près de la table où les ados se réunissent, pour vérifier que tout va bien?
    Il me semble que cette solution ne tient pas compte du reste de son discours.
    Ces conseils aux professeurs feront très plaisir à ceux-ci, mais si un ado les invite à faire partie des amis, on peut parier que ce ne sera pas une invitation à créer un contact, mais plutôt la confirmation d’un lien déjà établi.
    On est donc loin, dans ses propositions, d’une ébauche réaliste de passerelle.

  • moi
    16 février 2008 at 13h00

    @leblase-qui-lit-plus-vite-que-son-nombre:
    – Tu sais quoi ? je pensais que “loger” c’était plutôt du jargon de flic (loger un suspect)… Trop lu Ed Mac Bain ?
    – Pas complètement d’accord avec toi pour faire une publication à part avec des traductions, l’idée jusqu’ici c’est que ce mélange me ressemble assez (de l’intime à l’universel héhé c’est pas moi qui l’ai dit). D’un autre côté tu as raison, cela aurait plus de gueule et mettrait mieux en évidence la qualité et la profondeur des commentaires 😉
    – On verra plus tard, en attendant bon weekend, et reviens quand tu veux envahir mon espace !

  • moi
    16 février 2008 at 14h04

    Je viens de recevoir un gentil message de remerciement de danah à qui j’avais envoyé une copie du fichier ce matin, en même temps que je postais ici. Elle l’a trouvée à son réveil californien, et a aussi écrit un billet sur son blog : “traductions de moi” !
    http://www.zephoria.org/thoughts/archives/2008/02/16/traductions_de.html
    “While some folks balk at being translated, I’m all for it if it can help others get access to ideas.”

  • leblase
    16 février 2008 at 18h06

    Je suis donc allé lire le gentil message de lady Di, et quelle ne fut ma surprise de voir qu’elle citait également le nom de Noel Burch, qui fut l’acteur principal d’un court-métrage que je réalisai dans mon adolescence, après avoir été un de mes professeurs de cinéma..
    Ma! Qué lé monde, il est piccolo!

  • moi
    17 février 2008 at 19h20

    lebase, tu vis dangereusement ton anonymat. Tu l’as lu : en trois (six ?) clics bien sentis, n’importe quelle niguedouille peut loger n’importe qui (mais t’inquiète le monde entier sait que tu n’es pas n’importe qui) !

  • Tarek
    3 avril 2008 at 14h11

    Tout d abord, merci d’avoir partagé ce texte, je suis étudiant et il est vrai que les réseaux sociaux bouleversent petits à petits les habitudes de notre société.
    Je pense que le fait de pourvoir accéder à ces sites n’importe quand et de n’importe où amplifiera ce fait.
    Cette discussion pourra ainsi converger vers d’autres comme les frontières entre monde réel et virtuel.
    La venue de nouveaux gadgets ouvre tout un tas de possibilités, une seule chose à dire, “wait & see”

  • moi
    3 avril 2008 at 14h21

    Merci Tarek (et Marie ?) et bienvenue !
    Je dirai plutot : “Wait & Look” 😉

Comments are closed.