La saison Modiano

« À la moitié du chemin de la vraie vie, nous étions environnés d’une
sombre mélancolie, qu’ont exprimée tant de mots railleurs et tristes,
dans le café de la jeunesse perdue », Guy Debord, In: In girum imus nocte et consumimur igni

Il sera dans les librairies jeudi 4 octobre, le Modiano nouveau. Quand j’étais petite mon père achetait des enveloppes premier jour chaque fois que la Poste mettait en vente un beau timbre neuf. Il y en a qui ne ratent jamais l’arrivée du beaujolais nouveau. Moi jeudi, je m’achèterai un Modiano premier jour. Ce sera Dans le café de la jeunesse perdue. Je sais déjà que l’histoire est celle de Louki jeune femme fugueuse, le cadre celui d’un café du quartier latin de l’Odéon, dans les années soixante cinquante.

Un roman de Modiano, c’est à l’automne qu’il faut le lire.

Mise à jour 1 : sur France 5 vendredi 19 octobre à 20h40 "Patrick Modiano, Je me souviens de tout", documentaire écrit par Bernard Pivot.

Mise à jour 2 : Dans les Inrockuptibles n° 620, du 16 au 22 octobre 2001 – Jeunesse perdue, temps retrouvé, Modiano – entretien intime

5 thoughts on “La saison Modiano

  • mamz'elle
    1 octobre 2007 at 13h30

    S’il est une rencontre (littéraire, hein… )que je ne suis pas prête d’oublier , c’est celle de Modiano en 78 , je ne peux effacer de ma mémoire ce passage qui a fait mesurer à l’ado que j’étais (déja) ce qu’elle pressentait et que la vie s’est chargée de lui apprendre
    “« Que reste-t-il d’une vie ? (…) Quelques photos jaunissant dans des boîtes à biscuits, des numéros de téléphone changeant d’abonné, une poignée de témoins qui s’évanouissent à leur tour, et pfuitt ! plus rien, à peine si vous avez existé… ”

  • tilly
    23 octobre 2007 at 10h00

    Evidemment j’ai dégusté l’histoire de Louki et des habitués du Condé. le plus doucement possible. Evidemment j’ai lu des critiques, et adoré le documentaire-interview de Pivot à la télé. Evidemment, cela ne vous étonnera pas, que vous soyez Benoit ou pas. Et puis intriguée par le souvenir que j’avais perdu et que mamz’Elle avait gardé, ce weekend j’ai relu Rue des Boutiques Obscures. A deux reprises Guy Roland le narrateur-détective qui a perdu sa mémoire (tiens, au Condé, Roland c’est le prénom du dernier amour de Louki) devient le dépositaire de boites à restes d’existences. La première est rouge et contient une photo qui va le mettre sur ses propres traces, la deuxième est une boite à biscuits qui a appartenu à celle dont il a voulu oublier la disparition. mamz’Elle a raison, il faut constituer soigneusement des boites à riens pleines de souvenirs de ceux que nous aimons, et les transmettre lorsque le temps est venu.

  • tilly
    24 octobre 2007 at 13h42

    Commentaire croisé sur leblasepointnet. Marina écrit :
    « Modiano qui trouvait la vie si bizarre, les choses si compliquées….et dont les yeux reflétaient sans se méprendre sa stupéfaction devant les détails les plus ténus de la vie et qu’on avait tout le temps envie d’aider à finir ses phrases, en vain, car lui savait où il voulait aller et il avait son temps, il fallait rentrer dedans et c’était un monde trouble de traffics et de starlettes qui s’entrouvrait…Ce trouble cette indécision à qualifier une couleur, un détail, c’est tellement émouvant. L’homme est son oeuvre. »
    Voir le commentaire complet de Marina ici : http://leblase.net/news/poussage-a-niveau#comment_208

  • Emna
    23 juin 2011 at 16h32

    Sil vous plaît, je n’arrive pas à trouver l’article “jeunesse perdue, temps retrouvé”, pourriez-vous m’aider?

  • tilly
    23 juin 2011 at 16h40

    Bonjour Emna, j’aurais bien aimé pour aider ! hélas !
    Même sur le site http://reseau-modiano.pagesperso-orange.fr/danslecafedelajeunesseperdue.htm, l’article n’est pas en lien.
    Il faudrait vous adresser aux Inrokuptibles, mais il n’y a peut-être pas de version électronique. Ou dans une bibliothèque qui aurait une collection complète de la revue ?

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