Diptères printaniers
Un jour rêvé pour le gobe-mouche
Cet après-midi, rue de la Convention, j’ai percuté un nuage de moucherons. Sensation peu agréable, il en entre dans la bouche, dans les yeux, pouah. Dans les bois à cette époque on rencontre parfois des nuages compacts d’insectes noirs à longue queue, au vol lourd, quasi-stationnaire. Indigestes.

Je me suis souvenue que petite fille, quelqu’un m’avait fait un jour cette réflexion qui m’avait terrorisée :
Ferme la bouche, tu vas attraper des mouches !
Et puis que mon grand-père chantonnait souvent :
C’est moins grave que d’attraper la scarlatine,
C’est moins grave que d’avaler d’la mort-aux-rats.
Mandryka ©
2004
foth
un jour aussi pour moi ds la montagne, mais avec un troupeau de vaches de “Sallers” .c’est bien plus chic !
Mark
C’est la ou tu vois les jeunes gens courir a vive allure le long de l’Isere a midi, bouche fermee, travaillant les systemes anaerobiques… puis il y en a des tas de cadavres dans les vestiaires ce matin. C’est l’annee chinoise de la mouche ?
leblase
Ce qui compte dans le moucheron qu’on avale, c’est de surtout, ne pas savoir sur quoi il vient de se poser.
tilly
foth, Mark> Merci les montagnards, mais il ne faudra plus venir nous raconter d’histoires avec votre grand air pur.
leblase> Ouaf. Et bluffée, parce que ce petit commentaire (im)pertinent est horodaté de qqs minutes à peine après que deux fondamentales révélations furent faites à Leblase (qui les avaient bien cherchées). Il faut y aller voir pour le croire 😉
Thomas
Oui, c’est bien le même qui cite Ray Ventura chez Mel’O’Dye 🙂
http://melodye.canalblog.com/archives/2005/05/05/481450.html#comments
(NB : c’est bien « ça vaut mieux », et non « c’est moins grave »).
(il faudrait trouver un bon moyen général pour suivre les discussions issues d’un commentaire laissé sur un blog… Style, que je me prenne par la main pour poser un bookmark sur chaque billet sur lequel je commente, à défaut de pouvoir m’abonner à un flux RSS qui n’est pas toujours offert… Chez ViaBloga (http://viabloga.com/) d’ailleurs c’est pas mal (coucou Mouche), on peut recevoir une notification par mail de toutes les réponses faites à un commentaire qu’on a posté.)
Thomas
Double commentaire comme j’en ai l’habitude (esprit d’escalier, on pense au point important vingt-huit centièmes de seconde après avoir cliqué sur « Envoyer ») : ton billet a pu faire remonter la chanson à la surface du bouillon de mon inconscient, mais elle y était depuis longtemps car c’est un des refrains favoris de mon copain Jacques, quelqu’un de formidable dont je parlerai sans doute plus longuement, un jour, dans un billet.
tilly
Thomas (1, 2)> Evidemment bien sûr que je savais que c’était toi chez Mel’O’Dye 😉
Tu as mis le temps, mais c’est un des grands charmes du bloguage que de recevoir des commentaires sur des vieilles notes. D’accord avec toi pour la gestion des commentaires de commentaires, c’est pas top.
Pour les paroles de Ray, tu as raison bien sûr. Mais je voulais me la jouer Georges Perec, et ne pas utiliser google pour valider mes vieux souvenirs. Et si ça se trouve, c’est mon grand-père Duval qui changeait les paroles 😉
J’attends des nouvelles sur ton blog de ton copain Jacques, c’est un accroc au swing français ?