Bébé prozac

Axel a six mois et il prend le tramway chaque matin à sept heures trente à la Porte de Versailles. Avec sa maman bien sûr, qui doit être infirmière à Broussais, ils descendent à Didot. J’ai fait sa connaissance il y a quelques jours. Depuis, cet adorabe bébé me transfuse, chaque fois que je le rencontre, une grande dose de  joie et d’innocence.

Le protocole est le suivant : nous plantons franchement nos regards
l’un dans l’autre, nos quatre zyeux s’allument, les nez se froncent, et
c’est parti pour un dialogue sans paroles, entrecoupé de gloussements,
et de congratulations réciproques et muettes.

Comment font les bébés bien portants pour être si confiants, si détendus, si prêts à la rigolade, à l’échange de gracieusetés ? Et en plus ils ne rechignent pas à nous faire partager leur bien-être. Au contraire, ils sont tout disposés à nous donner des leçons de zénitude.

Je recommande chaleureusement ce traitement quotidien pour combattre la morosité hivernale et l’angoisse de la jounée de travail à affronter, et le reste,

One thought on “Bébé prozac

  • poésie
    20 mars 2007 at 14h20

    Les sourires de bb sont exempts de toute retenue et c’est vrai que lorsqu’ils donnent leur confiance et leur attention à quelqu’un, c’est à 100% ! Du baume au coeur….

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