[vécu] à l’âge du marivaudage
Il est midi trente. Un groupe de lycéens animés, garçons et filles, envahit le bus 95 à la sortie de classe.
Cela rappelle l'ambiance de l'Esquive, le film…
D'autant qu'ils discutent fébrilement de l'intrigue et des caractères du Jeu qu'ils viennent de lire avec la prof en cours de français !
A part une des filles que cela saoûle et qui boude, les commentaires fusent, plutôt pertinents, je trouve.
Dommage que la prof ne soit pas avec eux dans le bus, elle serait fière de son boulot et de ses élèves.
Je l'imagine partant déjeuner de son côté, fatiguée et un peu désabusée, n'ayant pas réussi croit-elle, à intéresser sa classe au réveil de la conscience sociale au XVIII ème siècle, vu à travers la critique des rapports maîtres-valets et de l'ordre établi, dans le théâtre de Marivaux !
– c'est comment son nom déjà, au père de Silvia et Mario ?
– A-RA-GON !
– …
laurent
Tu as de la chance. Quand je prenais le 95, c’était moins pétulant. Mais sans rapport avec la choucroute, ou peut-être un peu quand même, je viens (enfin) de voir Entre Les Murs de L Cantet. Des élèves attachants mais (apparemment) “à l’ouest”. Oui, si leur prof (de ces élèves de ton bus 95) pouvait entendre ce que tu as entendu, ça mettrait un petit pansement sur une vocation lasse.
tilly
– laurent, tu rompts le sort… j’ai promis d’écrire un nouveau billet dès que j’aurais eu un commentaire sur celui-ci !
– mais le souci c’est que j’ai l’inspiration un peu en berne ces jours-ci, peut-être que je touite trop ?