Ca, c’est Paris !
Samedi matin, j’attends l’ouverture du salon de coiffure (Le Petit Salon), rue Blomet. Il est tôt, la rue est
tranquille, je musarde, admirant les rénovations de petits immeubles, dont certains ont de jolie cours déjà fleuries. Ma déambulation n’est pas du tout du gout d’une petite dame habillee plutôt chic pour cette heure matinale. Elle sort de chez elle, se plante sur le trottoir devant
moi et aboie :
Qu’est-ce
que vous faites là ? Qu’est-ce que vous voulez ?
Au lieu de rougir, de bredouiller que j’attends mon coiffeur et de m’éloigner piteusement en longeant le mur, je regrette encore de ne pas lui avoir dit crânement :
Mais
voyons, Madame, je fais les repérages pour mon prochain casse !
J’imagine une scène du même genre à Paros. Là-bas, j’aurais été invitée à entrer dans le jardin, et au salon j’aurais eu droit à un café
skieto servi avec un loukoum rose.
Mais Paris n’est pas Paros et Paros n’est pas Paris.
poésie
Ha les français ! M’étonne pas du tout…idem pour moi qui attendait l’ouverture du cabinet de mon toubib devant un bel immeuble du 7ème…Arrivée bien trop tôt et ayant mal aux pieds , je finis par m’asseoir sur la marche devant la porte et me suis faite invectiver comme une clocharde par la gardienne qui me braillait de “dégager de son perron”. J’étais honteuse et furieuse….et j’ai arpenté le bitume pendant une bonne demi heure en attendant que survienne mon médecin salvateur…
Quelle jolie mentalité !
elle
Dans son film, tu étais une méchante…c’est fou comme notre imaginaire peut nous jouer des tours..
un soir en 1980 (où il faisait nuit), j’empruntais avec une amie (pour rentrer chez moi) une rue assez particulière ( en fait un passage fermé par des vieux immeubles ), derrière nous un homme , imper sombre , chapeau, et GANTS noirs, je l’entendais marcher, et le temps de quelques secondes , mon esprit a commencé à me dire que c’était un serial killer, j’ai été prise alors d’une crise de panique allant jusqu’à pousser des cris hystériques…j’ai réussi à communiquer ma trouille à mon amie , quant au gars ,un quidam qui passait gentiment sa route, je crois qu’il n’a rien compris!
brr…j’en ai encore froid dans le dos!
tilly
Allez encore une petite-peur-pour-de-faux : l’autre jour je prends un train corail pour Montargis. Il est bondé, je n’ai pas de réservation. Je vois une place libre. Sur le siège à cote, un sac sport pour retenir l’autre place. Le train part dans quelques minutes, le type est surement encore sur le quai avec sa cigarette. Le train démarre. Le temps que le voyageur aurait du mettre à regagner sa place est largement dépassé. Au bout d’un quart d’heure, je ne me retiens plus de demander autour de moi si par hasard, le sac qui est sur le siège à cote du mien n’appartiendrait pas à quelqu’un dans le wagon. Toute seule j’aurais peut-être pu contenir ma trouille un peu honteuse, mais à plusieurs, c’est tout de suite le branle-bas de panique (j’exagère un petit peu) qui se répand. Brave, mais pas téméraire, plutôt que de rester à cote du colis suspect, je pars à la recherche du contrôleur. Evidemment celui-ci n’hésite pas à tirer la fermeture éclair du sac dans lequel on aperçoit une chaussette sale, une serviette douteuse, un T-shirt en boule. Soulagement (apparent) général. Quelques minutes avant l’arrivée a Montargis, le propriétaire du sac est revenu en titubant vers son bien. Ce n’était pas les cahots du train qui le faisaient trébucher. Visiblement, il s’était agrippé depuis Paris au zinc de la voiture bar !