[lu, écouté] et personne ne sait, roman de philippe forest

Un conte de Noël. Central Park presque désert au début du siècle dernier. Il neige. Une petite fille esseulée joue à la marelle et chantonne. Elle échange quelques mots avec un jeune peintre un peu paumé qui passait, puis disparaît. Le peintre est persuadé que si il réussit son portrait, il la reverra. Effectivement, au cours de l'année suivante, elle réapparaît et redisparaît à plusieurs reprises. Bizarrement, à chaque fois le peintre la trouve changée, grandie, passée de l'enfance à l'adolescence. Il persiste à retoucher le tableau, jusqu'à aboutir à celui d'une jeune femme.

[jaseries] pour en finir avec 2020

2020 c'est du passé, n'en parlons plus ; 2021 : restons calmes, avançons tranquillement, et sortons du brouillard, ensemble ; histoire de Jeanne-la-Bretonne et Suzel-la-Normande ; la scopophilie de Marc Lenot et celle de Man Ray (via Stéphan Lévy-Kuentz)

[lu] sans picasso, par stéphan lévy-kuentz

oublier Picasso (1881-1973) était au-dessus des forces de Dora Maar (1907-1997)... en 1943 elle se retire dans la maison de Ménerbes que le peintre lui avait concédée après leur rupture ; ce sera, jusqu'à la mort, sa thébaïde en Luberon ; très beau texte évocateur d’une après-midi dans la vie de Dora Maar octogénaire, le jardin plombé par le soleil, la fraîcheur d’un intérieur grandiose habité et entretenu a minima, l’immobilité du temps, l’attente du coucher du soleil, de l’heure des retrouvailles avec les spectres familiers et aimés.