[cover page] la salegossitude de marc-edouard nabe
Nabe répondant aux journalistes de chronic'art qui l'interrogent sur l'esthétique du "sale gosse", apogée de la posture nabienne :
" C'est peut-être l'âge. A 50 ans le type ne retient plus du tout son côté sale gosse. Il y a le "bogossitude" de Mickaël Vendetta, moi je suis dans le "salegossitude" ! (Rires). Et cela vaut depuis mon premier Apostrophes jusqu'à aujourd'hui, en passant par L'Idiot International. A partir du moment où [le narrateur de L'Homme qui
arrêta d'écrire] cesse d'écrire, il retombe naturellement en enfance. Il a donc un regard à la fois pur et déconneur que les autres n'ont plus du tout."
Voici ce que Nabe écrivait dans Kamikaze. Il allait avoir trente ans :
"… gravir une à une les marches de la Carrière d'un homme de lettres, de livre en livre, convaincre les critiques les plus réticents par l'usure et la patience, ça ne m'intéresse pas… Finir en Sollers à 52 ans, sortant son vingtième livre pour se faire mépriser chez Pivot, non. Je ne veux pas terminer en homme de lettres. Jamais."
A l'exception d'une petite erreur de pronostic sur la longévité d'Apostrophes, on ne pourra pas dire que Nabe a varié d'un iota dans la progression linéaire de son plan de carrière !
A cinquante et un ans, il illustre sur la couverture de Chronic'art ce qu'il ne cessera jamais de penser, d'écrire et de vivre !
voir aussi mes billets plus anciens (depuis 2005)
autour l'oeuvre et de l'actu de
Marc-Edouard Nabe : dans la catégorie nabe
mitra
A quand Nabe sur eBook (déjà fait peut être !) puis sur iPad ?
tilly
aieee mitra… quelle gaffe : no way!
mais Nabe sera dans La Pléiade un jour, ça oui 😉
johnewan
je prétends que brûler un livre est un artefact avec ou sans beau chapeau. Pourquoi pas un billet de banque tant qu’on y est ! il faut arrêter illico le doux dingue avant qu’il ne déglingue les idiots
tilly
Quand depuis tout petit on a entendu que : “si tu veux pas tant pis, j’en f’rai pas une maladie”, ça désinhibe… il a des circonstances atténuantes !
john
🙂
tilly
tiens ? un nouveau commentateur ! et bavard avec ça… demat john 🙂
ewan
“Normalement un breton bien élevé ne dit pas bonjour. Il dit, s’il s’exprime en breton de télévision : boujour à toi [1] ou bonjour à vous [2]. Il préfère le ça va ? [3]. Mais il utilise le plus souvent Mâlèse Doué, quel temps ! Mets-moi un coup d’rouge, donc ! en serrant la main. « Bonjour » est réservé aux enterrements, pour serrer la main à un inconnu. Ce n’est pourtant pas le jour !
Il a pourtant été observé par un chef d´orchestre Inuit que certains individus de race bretonne disaient “demat ” pour faire chier leurs congénères. Il a depuis été prouvé que cette expression provenait de la reine Anne de Bretagne qui se faisait matter – lorsqu´elle se perçait les furoncles sous les aisselles – par un papy d´une vieille famille aristo hollandaise, qu´elle surnommait monsieur De Matt. C´est alors qu’un Normand, con comme un sac et bourré comme un polonais, interpréta mal cette expression pour la répandre ensuite sous sa forme actuelle dans toute la Bretagne, de Noirmoutiers à l´Islande. ”
source sure 😉 http://desencyclopedie.wikia.com/wiki/Bonjour#En_Bretagne
tilly
Cher ewan, je reconnais que tu es vachement plus marrant que tes compatriotes john et ewan réunis, bravo !
ewanestdrôooooooole
Chère Tilly
si vous le dîtes …
pour les reste, twitter me gongle un peu (même si c’est toujours avec plaisir ou intérêt que je lis certains). Je ne sais pas trop ce que j’y fais. Il y a sans doute quelque chose à inventer ???
tilly
erwanunpeugonglé: alors, mûr pour ouvrir un glog ?
ps – j’aime pas quand les billets ont zéro commentaires, alors je vais continuer la discute about twitter à la suite de mon pauvre billet orphelin :
http://tillybayardrichard.typepad.com/le_blogue_de_tilly/2010/04/expo-les-fantômes-esthétiques-dyves-saintlaurent-sont-au-petit-palais.html
je vous invite à me suivre, jeune homme…
Panthere
Je vois que vous connaissez également Chronic’Art… (sourire) Je vais personnellement m’y abonner 😉
L’avez-vous lu ? Est-ce bien comme revue ?
tilly
Panthère, je n’ai lu que le numéro avec Nabe en couverture !
Je ne connaissais pas la revue avant… et j’ignorais même que Léo Scheer en était propriétaire, ce que je sais maintenant et qui explique pas mal de (bonnes) choses 😉