Fausse modestie
…pas doué pour les métaphores…
Dans Un Pedigree, Patrick Modiano raconte ses ballades du samedi avec Raymond Queneau qui lui disait que ses meilleurs moments, c’était quand il se promenait l’après-midi pour écrire des articles sur Paris dans l’Intransigeant. Modiano évoque alors le rire de Queneau :
Moitié geyser, moitié crécelle. Mais je ne suis pas doué pour les métaphores. C’était tout simplement le rire de Queneau.
Et c’est tout simplement le style de Modiano. Décrire sans jamais utiliser de métaphores, ou presque. Evoquer sans accumuler les références documentaires. Laisser le lecteur trouver lui-même les images en farfouillant dans sa propre histoire, celle de ses parents, ou dans d’autres sources de vrais-faux souvenirs, comme le cinéma et les vieilles photos. Je veux croire que Modiano est très doué pour les métaphores, mais qu’il s’en méfie et les élimine implacablement quand elles lui échappent. Et il a bien raison.
marina
Modiano, c’est vrai écrit si sobrement et arrive à nous plonger dans son atmosphère, toujours la même, si mystérieuse, de la guerre….J’aime beaucoup ses livres.
Vous avez l’ air très accrochée aux blogs ;))
Je saurai qui vous êtes maintenant lordque je vous lirai chez Leblase.
tilly
marina > Merci de votre visite littéraire 😉
Par la force des choses, je suis en train de décrocher, et je le regrette déjà. Quoi qu’il arrive à mon blogue, je continuerai mes visites aux acteurs de la blogosphère, et bien sûr celles du salon Leblase 😉