“Mais je ne m’inquiète pas.”
… mais est-ce vraiment la dernière phrase du roman…?
J’ai dévoré ce weekend le beau roman de Françoise Chandernagor (La voyageuse de nuit). A aucun moment je n’ai eu la tentation de jeter un œil sur la dernière ligne de la dernière page. Cela m’arrive évidemment de le faire, mais jamais quand je suis accrochée par l’histoire et les personnages comme je l’ai été par Olga et ses filles. Dimanche soir tard, il a bien fallu m’y résoudre, j’avais tout lu sans rien sauter. Et là, surprise.
La dernière ligne de la dernière page du roman était blanche.

Vous me direz que c’est pareil pour tous les bouquins. Il y a une dernière ligne imprimée, mais elle est toujours suivie d’une ou de plusieurs lignes blanches. Là, je vous assure, la dernière ligne est blanche. Il y a même plusieurs pages blanches à la suite, avant l’achevé d’imprimer au verso de la dernière.
J’ai pas bien dormi. Lundi midi je suis allée dans une FNAC pour en avoir le cœur net. Tous les exemplaires en rayon sont bien ( ou mal ?) paginés comme le mien. Mais bizarrement, je ne veux toujours pas y croire. J’espère que d’autres lecteurtrices viendront ici pour témoigner de cette bizarrerie d’édition, ou de l’admirable sens de la chute romanesque de l’auteur. Car je serais finalement déçue s’il s’avérait que ce soit simple une boulette de l’imprimeur.
Voici ce que m’ecrit aujourd’hui (mercredi 21 mars) Christian Fumeron des Editions Gallimard :
Bonjour,
L’exemplaire que vous avez acquis est correct.
Le compte des nombres de pages, en bibliographie, peut différer selon que
l’on tient compte du nombre réel de pages (y compris les pages blanches) ou
seulement du nombre de pages imprimées.
Cordialement.
Et ce que je lui ai repondu :
Merci beaucoup pour votre reponse rapide.
Si vous allez sur mon blog, vous verrez que malgre mon "inquietude", je suis
tres touchee et admirative de cette fin "en blanc" du roman de Madame Chandernagor.
Cordialement
Encore un peu plus tard ce meme jour…
Chère Madame,
Nous avons bien pris connaissance de votre message arrivé par
l’intermédiaire de la librairie Le Divan.
Nous tenons à vous rassurer : l’ouvrage de Madame Chandernagor n’est en
aucun cas défectueux.
Les pages blanches en fin de volume sont dûes à la fabrication de
l’ouvrage, le dernier cahier n’est pas totalement imprimé. L’ouvrage
compte bien 336 pages. Sur la dernière page imprimée n’apparaît pas le
numéro de page, ce qui est typographiquement correct lorsque le texte ne
remplit pas la hauteur de page imprimée.
En vous priant de nous excuser pour ces explications un peu techniques,
Et vous remerciant de l’attention que vous portez à nos
ouvrages,
Sentiments cordiaux,
Catherine Manzolini
tilly
Le mystère s’épaissit.
Les notices bibliographiques indiquent tantôt 322 pages, ou 336 pages :
http://livres.lexpress.fr/critique.asp/idC=12509/idR=9/idG=3
http://www.amazon.fr/voyageuse-nuit-Fran%C3%A7oise-Chandernagor/dp/2070781224
poésie
C’est peut être à la tête du client ? (lo)
Perso, je déteste les bouquins dont je dois deviner la fin. Beaucoup trop d’imagination….
Thierry
Les pages blanches c’est pour écrire la suite soi-même ?
tilly
Bienvenue Thierry, chouette un nouveau venu…
Concernant les pages blanches, c’est vrai que je connaissais bien celles du “Je me souviens” de Georges Perec, mais dans ce cas la couleur est annoncee, et nous sommes invites clairement a completer les souvenirs de l’auteur (ce qui est bien evidemment terriblement intimidant !!!).
GUINET
BONJOUR
Je suis comme vous très déconcertée pat les dernières lignes de ce roman. Cette fin m’intrigue car je trouve qu’elle ne correspond pas au reste du bouquin cet épisode n’ajoute rien au livre il nous laisse sur une impression d’inachévé mais dans quel but ? ce n’est pas un livre d’aventures. AVez-vous le mail de Françoise CHANDERNAGOR ? En tout cas merci car j’attzndais depuis plusieurs jours en vain la réponse de GALLIMARD pour savoir si mon exemplaire n’était pas tronqué je vois que non
SYLVIE GUINET
VICOLI@FREE.FR
tilly
Sylvie, merci de votre visite. Non, je n’ai pas de contact pour joindre Françoise Chandernagor (pourtant, petites filles nous étions dans le même groupe scolaire, je crois).
Cette fin étrange a fini par me plaire beaucoup. J’ai déjà prêté mon exemplaire, donc je n’ai pas le livre avec moi, mais je pense me rappeler que c’est Katiouchka qui disparait avec l’une des quatre autres soeurs. Katia c’est la narratrice principale, un peu l’auteur. Finalement après la mort l’Olga, aucune de ses filles ne pourra lui survivre, littéralement. Je relirai ce roman, mais un peu plus tard.