Mon père, ce faussaire

Petite, nous habitions un petit trois-pièces pas loin de Pont-Cardinet et du square des Batignolles. Au mur de la chambre des parents il y avait un tableau qui me fascinait quand je venais jouer sur le lit de maman. Plus tard nous avons quitté Paris pour la banlieue, un appartement plus grand et plus moderne. Les deux chambres étaient pour les enfants. Mes parents eux, dépliaient tous les soirs un canapé-lit dans le salon salle-à-manger. Le tableau n’avait pas trouvé sa place dans le nouveau logis familial. Je viens de le retrouver lors d’un déménagement, sans son cadre, dans un carton à dessin. Je l’ai donné à encadrer, et je l’ai accroché dans ma propre chambre à coucher conjuguale. De nouveau après tant d’années, il me fascine et me ramène à ma petite enfance.

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C’est un dessin reproduit par mon père vers 1947, à partir de l’illustration de la jaquette d’un livre de l’époque. J’imagine que jeune marié, dessinateur de métier, il avait trouvé ainsi comment orner les murs de son jeune foyer, à moindre frais et avec amour.

Mariette Lydis était une illustratrice réputée après la seconde guerre mondiale. J’ai tenté en vain de retrouver un exemplaire du livre dont le titre pourrait être Le zodiaque, mais ce n’est pas sür.

Papa a également reproduit la signature ce qui fait que je suis en la possession d’un faux dont je suis très fière.

 

 

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8 thoughts on “Mon père, ce faussaire

  • Pamela
    9 février 2008 at 16h43

    Quelle belle histoire. J’adore l’image moi aussi.

  • leblase
    12 février 2008 at 17h21

    J’en ai profité pour lire les mémoires de ton dabe.
    Le Monsieur écrivait bien. Je recommande à tout le monde (la planète entière au total) de lire “Une femme à Berlin”.
    Génial, pas larmoyant et très très instructif.

  • moi
    13 février 2008 at 8h28

    @pamela et leblase: cela me fait plaisir d’avoir des commentaires sur ce billet, et les votres plus encore
    @leblase:
    1/ tu aurais pu dire aussi que mon dabe dessinait bien et qu’il faisait de beaux enfants 😉
    2/ conseil donne’ et aussitot suivi, j’ai commande’ “Une femme a Berlin” sur amazonpointfr et je le ferai lire a mon pere

  • tilly
    29 juin 2009 at 11h15

    je reçois ce matin (donc environ 18 mois après la publication du billet) un message de Gérard Barbier, collectionneur amateur de Mariette Lydis
    Bonjour,
    Je fais un mail car je ne suis pas bloggeur.
    En effectuant une mise a jour du site yahoo sur le groupe Lydis, j’ai fait une recherche et ai trouvé votre note sur votre père faussaire.
    C’est une belle histoire, et une très belle copie, une photo de face aurait été bien venue.
    Je suis collectionneur et amateur de Mariette Lydis, j’ai chargé la page wikipédia. Le zodiaque est paru en livre effectivement, et je vais rechercher la couverture, mais je pense à d’autres ouvrages où cette gravure pouvait plutôt apparaitre.
    Bien cordialement
    Gérard Barbier

  • malydis
    30 juin 2009 at 18h57

    Gabrielle d’Annunzio, l’enfant de volupté
    collection pourpre Calmann-Lévy
    1-1949
    Mariette était en Argentine (….) depuis 1940
    Elle était revenu en Europe en 1948, pour une exposition à Paris et d’autres (Bruxelles, Rome, …)
    mais aussi pour l’enterrement de son mari mort en 1948 en Italie.
    C’est en 1948 aussi qu’elle a pris comme modèle Janick, la jeune femme de son éditeur Vialetay pour sa Mme Bovary.
    D’annunzio était un ami de son mari le comte Govone, mais je pense que c’est son agent en France Carmen Jaubert qui a négocié les droits pour les éditions Calmann-Lévy, comme elle l’a fait pour des publicités de parfums à cette époque, elle diffusait aussi des tirages en photogravure de certains tableaux.
    Ja reprduction du faussaire est de meilleure qualité que l’impression de la couverture, en plus grand format aussi, je distingue des détails qui m’avaient échappés (le chat en particulier) félicitations, et j’attends une photo de face. Amitiés,
    Gérard

  • malydis
    30 juin 2009 at 19h01

    En complément aussi :
    la collection pourpre a produit aussi Thaïs, Chéri, le fin de Chéri, mémoires d’un chasseur de chez Maxim, avec les couvertures illustrées par Mariette.

  • malydis
    1 juillet 2009 at 8h22

    J’ai photographié la couverture…. je vous l’envoie
    Mais j’ai vu un chat, et une pieuvre …. mais non ce matin en agrandissant et je comprends mieux pourquoi le zodiaque
    j’ai vu le capricorne (le signe de ma mère, de ma femme, de mon fils enfin de tout mon environnement)
    et puis la balance, plus la pieuvre mais une colombe (ML aime beaucoup les colombes et les perroquets), plus le chat mais le sagitaire, je vais l’imprimer en grand et comparer avec la gravure du zodiaque (dans son livre)
    il y a aussi une superbe gravure dans l’Esquire de noel 193? avec plein de personnages dans cet esprit, cachés dans le décor
    Merci de me faire chercher, et dites moi ce que vous voyez d’autre
    cordialement

  • Dreamer
    21 janvier 2024 at 23h30

    Ce n’est pas dans un mail, que j’ai reçu la vue de face,
    c’est un mail, pour m’inviter à venir le prendre moi-même en photo chez vous.
    C’est effectivement (de mémoire) quelques jours ou semaines après qu’avec mon épouse, nous avons pris un thé, que nous avons échangé sur nos passions, un bon souvenir d’une belle amitié, quelques mots sur nos enfants, petits enfants chez nous, un vrai bon souvenir, et plus tard sur d’autres sujets… À la suite, j’espère longtemps encore.
    Gérard (Bonjour à la famille, tu as dû leur raconter …) on ne se fait pas de secret quand on est fier de ses amis.

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