[niguedouille] avis à mes chers commentateurs…
et supplique pour que mon hébergeur ne vire plus leurs commentaires… ou quand le mieux est l'ennemi du bien (souvent)
De mémoire de ce vieux blog (né fin 2004), je n'avais jamais constaté ça : seuls maintenant les commentaires courts — mais courts comment ? courts combien ? — passent sans encombre au travers des mailles resserrées de l'antispam installé par l'hébergeur. Les beaux commentaires longs, construits et détaillés comme je les aime sont rejetés sur des critères de taille non documentés et totalement irrespectueux (car ignorants, comment pourraient-ils savoir ?) de la valeur de leur contenu.
Les commentateurs ici sont peu nombreux, certes, mais leurs contributions font partie de ce blog : depuis le début, ils enrichissent le thème de l'article, le complètent, le détournent, l'illustrent… bref, ils sont indispensables ! Comme beaucoup de blogueurs, j'attends les notifications d'arrivée de commentaires dans ma messagerie avec impatience. Les lire et y répondre, c'est une récompense et un plaisir auquels je tiens beaucoup.
J'imagine bien la frustration de mes fidèles commentateurs qui prennent le temps de composer et rédiger leur commentaire, soudain viré, invalidé, sans préavis ni explication. J'ai appris que je pouvais avoir accès à ces commentaires refusés et les publier moi-même, un peu comme si il y avait modération. Le problème est que je ne suis pas notifée quand cela arrive, et que pour les débusquer et les révéler, il faut que j'accède à un registre bien caché (plusieurs clics dans les pages d'administration du blog). C'est loin de l’interactivité rêvée entre le blogueur et ses lecteurs…
Alors je ne veux surtout pas qu'ils se lassent et finissent par rayer ce blog de leur lecteur de flux rss, ou de leurs bookmarks. Un peu de patience encore, et j'espère que la solution technique, réclamée par la taulière à l'assistance technique de l'hébergeur, sera trouvée. On me dit qu'un code sécurité supplémentaire serait demandé aux auteurs de commentaires longs. Pourquoi pas ? Mais apparemment cela n'est pas bien mis en œuvre car mes commentateurs interrogés, victimes récentes de la nouvelle version de l'antispam, m'ont signalé que rien ne leur avait été demandé avant que leurs longs commentaires disparaissent dans les limbes de l'internet.
A suivre…
Grincheux Grave sur son blog signale lui aussi un problème de publication de commentaires qui est peut-être différent, ou peut-être pas ?
jean
Ton hébergeur a donc inventé le ministère des commentaires. Pas trop longs les commentaires , puis demain, pas trop longs les mots, puis pour finir, pas tous les mots . Orwell serait inspiré par cette chose là. Bon ok j’exagère 😉
tilly
rions jean, avant la taxe proportionnelle sur les longs commentaires, les longs mots, etc…
JLB
je sens que va se développer tout un art de la rhétorique courte.
Ou bien la novlang.
JLB
…ou le multicommentaire en parade à l’anticommentairelong.
JLB
…tout ça pour bien nous rappeler que l’internet N’EST PAS un espace de liberté !
tilly
pour faire bref, restons courts, concis au risque d’être abscons, et synthétiques (mais attention ne pas mettre en machine à plus de 30°C) : oui (cf commentaire JLB#1), ben oui (JLB#2), hélas (JLB#3)
leblase
J’arrive juste d’un pays où l’on parle beaucoup. Mais vraiment beaucoup. Avec la bouche, avec les mains, avec les yeux, avec les hanches, avec les fringues, avec la coiffure, avec emphase, rapidité, tremolos, avec l’accent, hystérie, redondance, suffisance, componction, la bouche pleine, le rire aux yeux, la larme à l’oeil.
On parle.
On parle à ses proches, son voisin de bus, de restau, son téléphone, les flics, les oiseaux; on parle même à la télé (surtout quand un joueur de foot rate une passe ou le but), au cinéma, au taxi qui est déjà à trois cents mètres, au soleil et à la lune.
Ce qui n’empêche pas les jeunes, tout en parlant, de facebouquer ou touiter sur le portable et de smser en même temps.
Cette quantité volubile ne signifie évidemment pas qu’on bourre tout ça de substance, et encore moins de sens, mais comme tu le dis, aucune machine antispam ne saura faire la différence entre un ragot, une bulle papale (c’est d’époque) et une déclaration d’intronisation à l’Académie Française.
Car le sens ou la profondeur échappent encore à ces petits logiciels traqueurs, fliqueurs, réducteurs.
Ceci dit, j’attends d’eux qu’ils fassent assez de progrès pour remplir mon commentaire automatiquement avant que je ne le signe.
A ce moment-là nous aurons atteint l’idéal: ton billet s’écrira tout seul, et les commentaires y répondront automatiquement.
Pendant ce temps-là nous n’aurons plus qu’à nous réunir autour d’une table de café et parler, parler, parler..
leblase
Ben voilà: je viens de t’envoyer un commentaire qui visiblement n’est pas passé, et encore une fois aucun code de soi-disant sécurité n’est intervenu (code inutile puisque les spam sont courts du genre “I love your blog, let us help you increase its influence”)
tilly
très joli commentaire, merci CherMaître91 🙂
(my guess . t’étais au Brésil ?)
tilly
j’ai libéré ton comm de 19:52
dreamer
Visiblement, plus de problème pour moi, surement catalogué “spameur” par certains sites de contrôle. En essayant de passer un message sur “scarlet.be” l’anti spam donne ce type de renseignement en réponse. amitiés