[#mrl17] gabriële, biographie, anne et claire berest

sa vie fut un long roman ; ses descendantes le recomposent avec émotion, et font revivre la figure impressionnante d’une personnalité originale dont la réputation posthume a été effacée par celles de son mari Picabia et de ses nombreux amis (Duchamp, Varèse, Stieglitz, Apollinaire, etc...)

[babelio, masse critique] les immortelles de prague, roman de sophie pons

premier roman d'une journaliste bien informée sur les dérives mafieuses dans les démocraties de l'est ; une très bonne idée de départ : la permutation d'identités et de valeurs entre deux patientes d'une clinique esthétique aux activités suspects ; la beauté et la jeunesse, vues comme des valeurs marchandes débouchant sur des trafics et des pratiques illégales

[lu] dernière valse à venise, roman de stéphane héaume

Dorothée Blanck (1934-2016) est l'inspiratrice de cette histoire d'amour baroque et sombre qui se déroule à Venise ; en prolongement lyrique : une variation littéraire de l’œuvre de Verdi (Don Carlos) sur les thèmes de l'abandon et de la désillusion

[rentrée littéraire] le livre que je ne voulais pas écrire, d’erwan larher

nous avons été très près de perdre un superbe écrivain qui émergeait tout juste et trop lentement, et ce ne sera que justice si le succès de ce livre fait reconnaître ses qualités, fait lire ses étonnants précédents romans, et lui donne les moyens d'enchaîner très vite sur de nombreux nouveaux succès

[rentrée littéraire] la serpe, roman de philippe jaenada

Après Sulak et Pauline Dubuisson, Philippe Jaenada met son énergie et son talent de biographe-enquêteur au service d'Henri Girard (devenu Georges Arnaud, écrivain), unique survivant de la tuerie du château d'Escoire, inculpé de parricide durant l'Occupation, emprisonné à Périgueux et acquitté grâce à la défense de Maurice Garçon. Une vie et une personnalité brisées à jamais, marquées et transformées par l'injustice qui lui a été faite et que Jaenada révèle brillamment.

[lu] le génie de la bêtise, essai de denis grozdanovitch

dans une adresse à son lecteur, l'auteur prévient qu'il ne faudra pas s'attendre à un traité académique ni dans la forme ni dans le fond ; à partir de souvenirs personnels, d'anecdotes, et de notes retrouvées dans ses nombreux carnets, il a organisé et rédigé des réflexions éparses qui le passionnent : la sagesse des simples, la bêtise savante, l'aveuglement intellectuel, l'idiotie créatrice, le (bon) sens commun, la conceptualisation abusive, la course au progrès illimité, le danger de la rhétorique, la nostalgie pour la perte de la bêtise innocente, etc.

[balade] juillet à saint-germain-des-prés

En lisant "L'Indésiré" de Stéphan Lévy-Kuentz et en me promenant non loin des lieux qu'il met en scène, j'ai compris que tout était "vrai" dans ce magnifique texte qui entre autres choses disserte des responsabilités des éditeurs, auteurs, lecteurs, dans l'appauvrissement de l'écrit, de la quête inutile de gloire littéraire, de la disparition de la poésie (genre littéraire), de l'idéalisation du plaisir...