Par[ad]is perdu ?
où l’on voit que la nostalgie peut être positive…
Cette note est un écho à quelques uns des billets de Didier (je suis in, …inadapté) que je vais sans doute croiser ce soir à Paris blogue-t-il ?
La nostalgie française, 31 mars, 10 avril
J’aime les grands boulevards, 5 avril
Ma grand-mère, 29 mars
Je suis friande de ces petits textes qui raniment des sensations oubliées et me donnent l’envie d’en écrire quelques uns à mon tour. Il n’est pas question de se complaire dans la nostalgie, mais il faut absolument profiter de ces extensions numériques et collaboratives de nos mémoires, et contribuer à la constitution des strates successives qui vont s’accumuler avec les générations.
En attendant l’inspiration un peu lente à venir, je me contente de piocher dans mes souvenirs de lecture non numérique, pour vous faire partager le plaisir renouvelé à feuilleter les photos de Brassaï dans l’album Paris Tendresse (1990, Hoëbeke), et à relire le texte de Patrick Modiano qui les accompagne.
[…] Certaines personnes restent prisonnières d’une seule période de leur existence où elles ont connu leur apogée. Au cours des années soixante, nous avons pu croiser encore quelques naufragés des années trente. Ils continuaient de vivre dans un monde qui n’était plus le leur. Mais aussi, chaque époque cultive ses nostalgies et se penche souvent sur celle qui l’a précédée comme un paradis perdu. Nous rêvons au Paris des années trente, grâce aux images qu’un photographe nous a transmises.
[…]
Certaines de ces photos nous ramènent à la lisière de notre mémoire et réveillent les images et les odeurs de l’enfance.

Didier
> Tilly, j’espère dur comme fer qu’on va se voir ce soir et se faire la bise !