[lu, écouté] et personne ne sait, roman de philippe forest

Un conte de Noël. Central Park presque désert au début du siècle dernier. Il neige. Une petite fille esseulée joue à la marelle et chantonne. Elle échange quelques mots avec un jeune peintre un peu paumé qui passait, puis disparaît. Le peintre est persuadé que si il réussit son portrait, il la reverra. Effectivement, au cours de l'année suivante, elle réapparaît et redisparaît à plusieurs reprises. Bizarrement, à chaque fois le peintre la trouve changée, grandie, passée de l'enfance à l'adolescence. Il persiste à retoucher le tableau, jusqu'à aboutir à celui d'une jeune femme.

[babelio, masse critique] le sergent salinger, roman de jerome charyn

dans une interview qu'on peut trouver sur youtube, Charyn (né en 1937) dit sa fierté d'avoir écrit sur la campagne de libération du joug nazi menée par les américains en Europe et à laquelle participait Salinger ; il rend hommage à un homme détruit, hanté, qui pour simplement rester vivant, traduit ce qu'il a vu et vécu dans ses nouvelles, sans jamais y parler directement des combats, ni des horreurs des camps ; et une fois cela fait, il se tait

[lu] eléctrico w, roman d’hervé le tellier

On pourrait, comme pour un programme logiciel, dessiner l’organigramme de ce roman. Une première case, tout en haut, avec deux personnages seulement (le prologue), puis une branche, de nouvelles cases (nouvelles histoires, nouveaux personnages), et ainsi de suite, d’autres branches, jusqu’au bas de l’arbre programmatique, où toutes les cases sont alignées, toutes les histoires ouvertes. L'épilogue est là pour fermer, une à une, les parenthèses qui ont été ouvertes, les crochets à l’extérieur des parenthèses, les accolades au plus haut niveau. Prologue, épilogue, la boucle est bouclée, toutes les belles histoires ont une fin.