[lu] henri calet, je ne sais écrire que ma vie (recueil édité par michel p. schmitt, préface de joseph ponthus)
c'est un livre de spécialiste, mais ce n'est pas un livre pour spécialistes ; il a les attributs d'un travail universitaire, d'un ouvrage de référence : les notes en bas de page, les annexes bibliographiques, les indexes, l'explicitation des sources ; mais la forme savante du recueil procure paradoxalement une lecture passionnante, très vivante, presque un suspense : on suit pas à pas l'écrivain dans ses projets d'écriture successifs et rapprochés pour pouvoir en vivre, son opiniâtreté à justifier la forme de son travail et sa conception personnelle du métier d'écrivain