[vie quotidienne] le pauvre homme !

Jean-Baptiste Poquelin dit Molière en Tartuffe - Tartuffe, ou l’imposteur (1664), Acte I, scène 4le peintre :
— Madame je suis vraiment désolé, là j’étais sur un autre chantier, je le quitte pour venir chez vous, et voilà-t'-y pas : ma camionnette, dans la rue on m’a volé ma camionnette, alors je peux pas venir…

le plombier :
— Madame je suis vraiment désolé, mais je vous l’avais dit que pour votre travail il fallait que le carreleur soit là avec moi, et là son pauvre père est décédé hier, alors vous comprenez, les obsèques… donc comme je peux rien faire sans lui…

la femme du menuisier :
— Madame je suis vraiment désolée, mon mari devait venir monter l’armoire chez vous ce matin, je sais, mais voilà, il a eu un accident de scooter et il est à l’hôpital…

le livreur :
— Oh la la, Madame je suis désolé, je vous appelle parce que ça va pas être possible aujourd'hui, Paris est tout bloqué, on avance pas, vous savez avec la visite du Président Chinois…

 

si vous aussi on vous a fourni des alibis foireux qui vous sont restés en travers des oreilles, défoulez-vous, venez les partager dans les commentaires !

4 thoughts on “[vie quotidienne] le pauvre homme !

  • JLB
    6 novembre 2010 at 23h47

    L’ado :
    C’est pas ma faute, Madame. Et puis je savais pas qu’il fallait le lire, ce livre. Et puis on est parti chez ma tata ce week-end, alors j’avais pas le temps.
    L’employeur :
    Écoutez, madame, nous ne pourrons pas cette fois-ci encore vous augmenter. C’est à cause des grèves qui ont fait perdre trop d’argent à la société.

  • tilly
    7 novembre 2010 at 10h39

    Merci cher JLB, mais tu as mal lu l’énoncé…
    Il s’agit ici de collectionner les fausses bonnes raisons qui nous ont été fournies (assénées) en tant que “clients”, par des “fournisseurs”, donc !
    Sinon, effectivement on couvre le champ infini des relations hiérarchiques, sociales, familiales, politiques…
    Il en est de bien savoureuses, c’est vrai !
    Comme celle scénarisée par Truffaut dans les 400 coups où le jeune Antoine Doinel pour éviter les taloches de sa mère, justifie son retard par une fausse nouvelle sidérante, espère-t-il : “Le pape est mort…”

  • des fraises et de la tendresse
    7 novembre 2010 at 17h21

    Mais non, Antoine il dit: “ma mère, elle est morte”. Non? Ou bien y a le pape aussi. Le pape, c’est pas une grande perte, moi j’dis.

  • tilly
    7 novembre 2010 at 18h54

    desfraises, maintenant que tu le dis… c’est au surgé qu’il répond ça !
    bon, film à revoir
    ou alors je commence une carrière tardive mais prometteuse de scénariste ?

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